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8 secondes… les yeux
fermés
Le foin qui
roule à
toute allure, comme dans un film, sur le rang Ste-Julie, le soleil
aveuglant qui peint sa toile sur les monts et vallées de la
Petite-Nation, le bétail qui prend possession de la route 321,
la poussière que soulève un troupeau de mustang en
pleine course s’élève dans le ciel, au loin l’écho
des sabots sur l’asphalte résonne, et les fiers cowboys
lasso au poing envahissent les rues, les commerces, et l’église.
Les taureaux beuglent entre eux, se pavoisent et discutent stratégie
en attendant leur tour, une chèvre compte jusqu’à dix
pendant que des mini cowboys et mini-cowgirls jouent à
cache-cache avec les animaux de la ferme. Si on se concentre bien on
peut apercevoir un bronco qui s’occupe des touristes et les
dirigent vers le manège où la foule est déjà
massée et laisse entendre ses cris d’encouragement au
cavalier en piste. Pendant six jours les cowboys, cowgirls se donnent
rendez-vous à Saint-André-Avellin où ils seront
rois et maîtres de la municipalité. C’est en cowboy
néophyte que je m’installe sur la selle du président
d’honneur en me faisant un devoir d’être un ambassadeur
hors pair pour faire de cette 8 e édition du festival un rendez-vous
incontournable.
Daniel Parent
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